Kébek pour les locataires
Tu viens de recevoir un avis de hausse? Tu as le droit de refuser.
Dans la plupart des logements, refuser une hausse de loyer ne met pas fin à ton bail et ne peut pas te faire expulser. Mais tu as 30 jours pour répondre par écrit, sinon la loi considère que tu as accepté.
Kébek t'explique tes droits avec les sources officielles du Québec et t'aide à préparer ta réponse. Gratuit, 50 messages par jour, données au Canada.
Estime ta hausse 2026
Le TAL a diffusé ses pourcentages le 19 janvier 2026 : le taux de base est de 3,1 % pour les avis donnés à compter du 1er janvier 2026, et de 6,7 % pour la partie du loyer liée aux services rattachés à la personne.
Sources : tal.gouv.qc.ca et Québec.ca.
C'est une estimation pédagogique, pas le calcul officiel. Le calcul complet dépend des dépenses réelles de ton immeuble : hausses de taxes municipales et scolaires et de primes d'assurance (seule la portion au-delà du taux de base compte) et travaux majeurs (taux fixe de 5 %). Ces chiffres, seul ton propriétaire les a.
Avis reçu avant le 1er janvier 2026? L'ancienne méthode s'applique, avec des taux différents selon le mode de chauffage : passe directement par l'outil officiel.
Cinq droits que trop de locataires ignorent
Résumé de bonne foi des règles officielles. Chaque carte cite sa source : vérifie toujours le texte officiel.
Refuser, sans être expulsé
Dans la plupart des logements, refuser une hausse ne met pas fin à ton bail. Le bail se renouvelle, et c'est au propriétaire de s'adresser au TAL dans le mois suivant ton refus pour faire fixer le loyer. S'il ne le fait pas, le bail est reconduit aux conditions actuelles. Exception importante : immeuble neuf ou devenu résidentiel depuis 5 ans ou moins (vérifie la section F de ton bail), coopérative dont tu es membre ou logement à loyer modique (HLM). Là, le refus ne te protège pas pareil et tu pourrais devoir quitter à la fin du bail : informe-toi avant de répondre.
30 jours pour répondre, le silence vaut acceptation
Tu as un mois après la réception de l'avis pour répondre par écrit. Si tu ne réponds pas, tu es réputé avoir accepté la hausse. Ne laisse pas le délai passer.
Éviction et reprise : des règles serrées
L'avis doit être donné au moins 6 mois avant la fin du bail. Tu as un mois pour répondre et, pour les avis transmis depuis le 21 février 2024, ton silence vaut refus. En cas d'éviction autorisée, une indemnité est prévue : 1 mois de loyer par année d'occupation, minimum 3 mois, maximum 24, plus les frais de déménagement. Et un moratoire suspend la plupart des évictions pour subdivision, agrandissement ou changement d'affectation jusqu'au 6 juin 2027.
TAL : avis d'éviction → · Éducaloi : l'éviction du logement →
Céder ton bail, c'est permis
Tu peux céder ton bail, par exemple si tu quittes avant la fin. Il faut aviser le propriétaire par écrit. Depuis 2024, s'il refuse sans motif sérieux, le bail est résilié à la date prévue de la cession : tu es libéré, mais le logement ne va pas à ton candidat.
Le dépôt de garantie est illégal
Un propriétaire ne peut exiger que le paiement du premier mois de loyer d'avance. Aucun dépôt pour les clés, les animaux ou les dommages éventuels : c'est contraire à l'article 1904 du Code civil du Québec.
Passe à l'action, sans compte
Clique et Kébek part avec ta situation déjà en main. Réponses appuyées sur les sources officielles québécoises.
Questions fréquentes
De combien mon loyer peut-il augmenter en 2026 au Québec?+
Il n'y a pas de plafond automatique, mais le Tribunal administratif du logement (TAL) a diffusé le 19 janvier 2026 ses pourcentages : le taux de base est de 3,1 % pour les avis donnés à compter du 1er janvier 2026 (baux débutant entre le 2 avril 2026 et le 1er avril 2027), et de 6,7 % pour la partie du loyer liée aux services rattachés à la personne, comme dans certaines résidences. Des ajustements s'ajoutent selon les dépenses réelles de l'immeuble : hausses de taxes et d'assurances au-delà du taux de base, et travaux majeurs à un taux fixe de 5 %. Une hausse plus élevée que 3,1 % n'est donc pas automatiquement abusive, mais tu as le droit de la refuser et de laisser le TAL trancher, sauf exception : immeuble de 5 ans ou moins (section F du bail), coopérative dont tu es membre ou HLM, où le refus ne s'applique pas de la même façon.
Comment refuser une hausse de loyer?+
Réponds par écrit à ton propriétaire dans le mois suivant la réception de l'avis de modification, en indiquant que tu refuses la hausse mais que tu restes dans le logement. Garde une preuve de ta réponse. C'est ensuite au propriétaire de s'adresser au TAL dans le mois suivant ton refus pour faire fixer le loyer. S'il ne le fait pas, ton bail est reconduit aux conditions actuelles. En règle générale, tu ne peux pas être expulsé pour avoir refusé une hausse. Exception : si ton logement est dans un immeuble neuf ou devenu résidentiel depuis 5 ans ou moins (section F du bail), dans une coopérative dont tu es membre ou dans un HLM, refuser peut vouloir dire quitter à la fin du bail. Vérifie ta situation sur JuridiQC ou auprès d'Éducaloi avant de répondre.
Qu'arrive-t-il si je ne réponds pas à l'avis?+
Pour une hausse de loyer, le silence joue contre toi : sans réponse écrite dans le mois, tu es réputé avoir accepté la modification. Attention, c'est l'inverse pour une reprise de logement ou une éviction : pour les avis transmis depuis le 21 février 2024, ne pas répondre dans le mois équivaut à un refus.
C'est quoi la nouvelle méthode de calcul du TAL en 2026?+
Le Règlement sur les critères de fixation de loyer a été réformé. Pour les avis donnés à compter du 1er janvier 2026, le calcul repose sur quatre critères au lieu d'une douzaine d'indicateurs : un taux de base fondé sur la moyenne de l'indice des prix à la consommation au Québec sur trois ans (3,1 % pour 2026), les hausses de taxes municipales et scolaires au-delà de ce taux, les hausses de primes d'assurance au-delà de ce taux, et les travaux majeurs à un taux fixe de 5 %. Les avis donnés avant le 1er janvier 2026 restent soumis à l'ancienne méthode, qui variait notamment selon le mode de chauffage.
Mon propriétaire peut-il exiger un dépôt de garantie?+
Non. La loi ne lui permet d'exiger que le paiement du premier mois de loyer d'avance. Tout dépôt de garantie, pour les clés, les animaux ou d'éventuels dommages, est contraire à l'article 1904 du Code civil du Québec. Si on t'en a exigé un, tu peux en demander le remboursement au TAL.
Est-ce que Kébek remplace un avocat ou le TAL?+
Non. Kébek t'aide à comprendre tes droits avec les sources officielles (Éducaloi, LegisQuébec, TAL, Québec.ca) et à préparer tes lettres et démarches. Pour une décision qui te lie ou une situation complexe, réfère-toi au TAL, à une clinique juridique ou à un avocat.
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